Prendre rendez-vous en ligneDoctolib
Cabinet de Biarritz

1 bis rue Mazagran

07 82 32 71 79
Prise de rendez-vous
Consultations à distance

Par skype et/ou en anglais

Top

Projet de naissance : les outils précieux de la Nutrithérapie et de la Naturopathie – 1ère PARTIE

Projet de naissance : les outils précieux de la Nutrithérapie et de la Naturopathie – 1ère PARTIE

Aujourd’hui, je m’adresse aux couples – et pas seulement aux femmes comme pourrait faire penser le titre de cet article – qui ont, ou sont déjà, dans un projet de naissance et qui souhaitent avoir le maximum d’informations et des solutions naturelles, grâce à la Naturopathie et la Nutrithérapie, afin de faciliter la conception, de mener une grossesse la plus douce et harmonieuse que possible, un bon développement du bébé, un accouchement physiologique et un allaitement de qualité pour bébé et pour maman.

Dans cette première partie, nous verrons en tout premier lieu quelles pourraient être les risques et les causes potentielles d’infertilité, de fausses couches, de malformations du fœtus, de problème de développement du fœtus et du bébé, de dépression post-partum, de complications de la grossesse et de l’accouchement.

En effet, ces causes et risques sont nombreux et avant tout projet de naissance, il est important de connaître tous ces risques afin de mettre toutes les chances de son côté pour vivre de manière la plus sereine que possible cette période charnière dans la vie d’un couple.

Puis, dans une deuxième partie qui fera l’objet du prochain article, nous verrons qu’elles sont les différentes solutions naturelles qu’offre la Naturopathie et la Nutrithérapie pour éviter ou limiter ces risques, favoriser une bonne fertilité du couple, et permettre la nidation autant que faire se peut, le bon développement du fœtus, le bon développement du bébé y compris sur le plan immunitaire, et le bien-être physique et psychique ainsi que la santé de la mère de la grossesse à l’allaitement.

1ère partie – Les causes d’infertilité et les risques autour de la naissance

Causes d’infertilité

De nos jours, les couples qui ont un projet de naissance rencontrent des problèmes de fertilité de façon dramatiquement plus fréquente que les générations précédentes. 10% des couples seraient infertiles, ce qui serait le double d’il y a 20 ans. Cette infertilité croissante aurait plusieurs causes possibles documentés et étayés par des études scientifiques :

Conception tardive des femmes

Les mutations de la société, notamment dans les relations sociales, les projets de carrière, le développement de l’esprit d’indépendance chez les femmes, font que celles-ci procréent de plus en plus tard diminuant leur potentiel de mener à bien un projet de naissance naturel mais également assisté.

Bien que le nombre de femmes choisissant de procréer au-delà de 40 ans augmente pour les raisons que nous venons de citer, les femmes s’engageant dans des grossesses dites tardives (c’est-à-dire au-delà de 40 ans) ont plus de risques de fausses couches, de complications liées à la grossesse[1] tel que le diabète gestationnel, ou de mettre au monde des bébés prématurés. Au-delà de 40 ans, les chances de procréer sont aussi plus réduites, que ce soit naturellement ou par fécondation in vitro, et ceci est dû à la chute de la fertilité.

Dysfonctionnement ovarien et Dérèglement hormonal

La cause d’infertilité la plus fréquente est le dérèglement hormonal qui peut résulter d’une perturbation du fonctionnement ovarien (cycles irréguliers, trop court, absence de règles, syndrome prémenstruel) dont le syndrome des ovaires polykystiques qui touche des millions de femmes dans le monde ou de maladie gynécologiques affectant les ovaires comme l’endométriose qui elle touche 6% des femmes.

Au niveau du système hormonal et endocrinien, on peut également se trouver face à des dérèglements de la sécrétion et de la production d’hormones comme la LH ou la FSH, au niveau de l’hypothalamus et de l’hypophyse par exemple, la prolactine, les œstrogènes ou la testostérone. C’est ce qu’il passe dans le cas du syndrome polykystique ovarien.

Le dérèglement hormonal peut aussi être la conséquence d’un dysfonctionnement endocrinien par le dérèglement des surrénales et de la thyroïde (hypo- ou hyperthyroïdie).

Les perturbateurs endocriniens responsables de dérèglement hormonal [2]

Concernant les dysfonctionnements du système hormonal et du système endocrinien, les principales causes incriminées sont la présence environnante et persistante de ce que l’on appelle les perturbateurs endocriniens (ce sont des composés chimiques qui vont se comporter dans le corps comme nos propres hormones et empêcher ceux-ci de fonctionner normalement).

On les trouve par exemple dans les pesticides, dans les plastiques et contenants plastiques, ce qu’on appelle les phtalates, les parabens, le bisphénol, que l’on retrouve partout autour de nous dans notre environnement, et en particulier ceux qui sont en contact direct avec notre nourriture ou dans les cosmétiques et que nous ingérons quotidiennement. [J’ai abordé ce sujet lors de la conférence que j’ai donné sur les perturbateurs endocriniens à Alternatiba 2018, à Bayonne]

Maladies sexuellement transmissibles

comme la chlamydiae et la gonorrhée, qui augmentent l’infertilité chez la femme et chez l’homme

Obésité

L’augmentation de l’obésité dans le monde et en France entraîne une hausse de l’infertilité. Les causes de l’obésité sont aussi multifactorielles et ne seraient pas dues uniquement à la malbouffe mais également aux antibiotiques et tout autre élément induisant le déséquilibre de la flore intestinale. Les perturbateurs endocriniens et les pesticides seraient eux aussi mis en cause.

L’obésité peut entraîner également un dérèglement hormonal[3].

L’inflammation intestinale et la dysbiose seraient une des causes principales de l’obésité, entraînant un défaut de fonctionnement des protéines, du métabolisme énergétique et des processus d’assimilation nutritionnelle. [Cette information très intéressante sera développée dans un tout prochain article spécial sur l’obésité, le diabète et le syndrome métabolique que je vais développer avec des solutions et des conseils nutritionnels]

Diminution du nombre de spermatozoïdes et de la qualité du sperme dues aux modes de vie

Les hommes aussi peuvent être touchés par l’infertilité. Ce qu’on évoque souvent ce sont la qualité du sperme en termes de quantité et de mobilité des spermatozoïdes.

Tabagisme, alcoolisme, stress, surpoids, manque d’activités physiques, port de slips, wifi, ondes des téléphones portables peuvent avoir un impact sur la fertilité masculine, mais également féminine. Tous ces comportements vont non seulement porter atteinte à la qualité du sperme mais également à l’intégrité du matériel génétique transmis par les parents.

Si la procréation a eu lieu, de manière naturelle ou par PMA, il existe aussi des risques liés à la grossesse (fausses couches, malformations et développement du fœtus, transmission génétique d’anomalies ou d’altérations). Voici une liste de ces risques et de leurs causes possibles.

 

Les risques liés à la grossesse

Fausses couches

Les causes de fausses couches sont nombreuses mais parmi les causes principales, il y a l’anomalie de l’embryon (génétique) ou de son développement, les maladies de la mère (gynécologique, vasculaire, diabète, obésité, anorexie, maladies auto-immunes, troubles hormonaux ou endocriniens), une infection bactérienne ou intoxication alimentaire, la prise de médicaments ou de plantes, la consommation de tabac, d’alcool ou de drogue, l’exposition à des toxiques et une alimentation non adaptée et non nutritionnelle…

Malformations congénitales

Les malformations congénitales telles que les cardiopathies ont de plus grandes probabilités d’apparitions pour les bébés des femmes en surpoids ou en obésité, mais il y a aussi le risque génétique et les altérations spontanées de l’ADN qui sont dues à l’exposition à un environnement délétère (pollution, pesticides, alimentation toxique et inflammatoire, radiations,UV, ondes électro-magnétiques, …) (cf. épigénétique) et au vieillissement cellulaire (stress oxydatif). Nous verrons qu’il est possible de réparer l’ADN dans le prochain article qui traitera de la deuxième partie du sujet ; les solutions pour un projet de naissance serein et avec des risques limités.

Retard de développement fœtal

La consommation d’alcool[4] lors de la grossesse qui est une cause de malformation, est aussi une cause de retard dans le développement cérébral du fœtus.

La consommation de café serait quant à elle responsable de la naissance d’un bébé de petit poids[5].

Dépression post-partum

La dépression post-partum touche 10 à 20% des nouvelles mamans même si celles-ci n’ont jamais fait d’épisodes de dépression dans leur vie auparavant. Les femmes ayant déjà fait des dépressions ont un risque de 50% de faire une dépression post-partum. Cette maladie est multi-factorielle et fait intervenir plusieurs éléments comme :

  • Les changements hormonaux
  • L’isolement social et l’absence d’accompagnement et de soutien
  • L’absence de préparation à la grossesse et l’accouchement induisant un état de détresse
  • L’insatisfaction dans sa vie personnelle, de couple et/ou professionnelle
  • L’épuisement et burn-out post-natal
  • Les antécédents familiaux et de dépression
  • Un « baby-blues » qui dure et qui est très mal vécu

Diabète gestationnel

Le diabète gestationnel qui touche 5 à 6% des grossesses, a de nombreuses répercussions sur la grossesse ; il augmente les risques de pré-éclampsie (hypertension artérielle), de fausses couches, d’accouchement prématuré, de césarienne et de complications de l’accouchement par la prise de poids excessives du bébé, des risques plus élevés de surpoids de l’enfant et de développer un diabète de type 2 à l’âge adulte, de diabète de type 2 voire de type 1. Même si 90% des diabètes de grossesse disparaissent naturellement, il est important d’anticiper et de faire vérifier sa glycémie avant la conception et surtout d’adapter son alimentation avec un régime équilibré.

Les causes et facteurs de risques de survenue du diabète gestationnel sont surtout dus à des antécédents familiaux de diabète type 2. Une des causes pourrait être la révélation d’un diabète ou pré-diabète présent avant la grossesse, à l’obésité ou le surpoids avant la grossesse, poids de naissance de la mère supérieur à 4kg, grossesse tardive, mais le diabète gestationnel peut aussi apparaître sans avoir aucun facteur de risque et serait donc lié à l’alimentation de la mère et son activité physique.

Des solutions naturelles et des conseils de Naturopathie et de Nutrithérapie pour éviter et limiter ces risques

Nous venons de voir dans cette première partie de l’article quels pouvaient être  les risques et causes potentielles d’infertilité et de complications de grossesse. Comme nous avons déjà identifié quelques causes, nous verrons, dans le prochain article, la 2ème partie de ce sujet du projet de naissance avec toutes les solutions que l’on peut mettre en œuvre afin de limiter ces risques et tout ce que l’on peut faire pour les réduire au maximum. Nous avons entre-aperçu quelques pistes de solutions en identifiant les causes. Nous verrons surtout comment la Nutrithérapie et la Naturopathie peuvent nous aider à mener à bien ce projet dans les meilleurs conditions émotionnelles et physiologiques et surtout nous apporter des solutions naturelles. Accompagnement projet de naissance

Nadia

Retour vers la page d’accueil du blog

 

[1] Elevated risks of pregnancy complications and adverse outcomes with increasing maternal age. Hum Reprod. 2007 May;22(5):1264-72. Epub 2007 Feb 8.

[2] Long-term effects of environmental endocrine disruptors on male fertility https://doi.org/10.1016/j.gyobfe.2006.08.010

[3] Role of hormonal and inflammatory alterations in obesity-related reproductive dysfunction at the level of the hypothalamic-pituitary-ovarian axis. Reprod Biol Endocrinol. 2018 May 9;16(1):45. doi: 10.1186/s12958-018-0366-6.

[4] Burd L: Fetal, infant, and child mortality in a context of alcohol use. Am J Med Genet. 2004 May 15;127C(1):51-8

[5] Parazzini F “Maternal coffee drinking in pregnancy and risk of small for gestational age birth.” Eur J Clin Nutr. 2005 Feb;59(2):299-301.

 

No Comments
Add Comment